Après la construction électro Hi Water, intro plutôt conventionnelle vient The Sound of Violence, titre le plus emblématique mais aussi le plus abouti de l’album.

Particulièrement inspiré, le funk nerveux de Sound of Violence reste efficace et accrocheur. Prémisse de Toop Toop et autre See Me Now de l’album 15 Again sorti en 2006, il se classe à mille lieux du titre précédent. Titre pionnier, Cassius semble avoir trouvé son rythme de croisière avec son Sound of Violence.

Très 70s, Under Influence n’est pas le titre qu’on retiendra forcément le plus. Un featuring superflu ?

L’électro/hip hop de Thrilla (feat. Ghostface Killah) est drôlement bien menée. Une électro en forme olympique, avec Cassius aux manettes, le rappeur du Wu Tang peut se lâcher…Ce qu’il fait non sans brio et énergie. Comme quoi, Stronger (Kanye West/ Daft Punk) n’a rien d’une révolution.

Plus audacieux que le premier titre de l’album et mieux construit, Telephone love séduit par son originalité bien qu’un brin trop long à mon goût. Même si les fans purs et durs d’électro vous répondront que 7minutes par titre est une moyenne raisonnable, je campe sur mes positions !

I’m a Woman & Protection comme autant de cris…Puissants, festif ou spirituel mais toujours glamours. Wahou !

Nooooooooooon ! Bob Sinclar…On dirait du Bob Sinclar ! Merde alors ! Pourquoi mais pourquoi Cassius a pondu un titre aussi ridicule que Till we got you and me. On dirait du Dancefloor FG certes de meilleure facture mais tout de même. A oublier très vite donc. Till we got you and me ? Désolé, connaît pas…

20 years comme un âge béni auquel on préfèrera la version 15 Again, See Me Now, plus « mûr » on va dire. C’est le cas de le dire…

Nothing, le titre suivant, n’endort pas, il fait simplement plus musique d’ambiance que titre à part entière. Audace ou erreur, à vous de juger. Moi, je n’arrive pas à me décider.

Trops experimentaux selon moi, Barocco & On restent des titres qui ont leur place dans un album tel que celui-ci.

Au Rêve enfin, la bonne note tel un épilogue serein à un album réussi. Au final, on retiendra un son funk (typiquement « Cassius » pour être plus précis), efficace et audacieux aux sonorités nerveuses et sans concessions.

Les Promenades électroniques aime Au Rêve (2002), album éclectique, furieux… A écouter assurément.



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